En Suisse, la mobilité est une source très importante d’émissions de CO2
Le canton de Genève s’est fixé des objectifs ambitieux pour réduire les émissions de CO2 provenant des transports d’ici à 2030
Pour atteindre les objectifs de décarbonation de la mobilité, les employeurs du canton ont un rôle majeur à jouer pour influencer et accompagner leurs employés et visiteurs à changer leurs habitudes de mobilité dans le sens de la durabilité.
La maturité et les actions entreprises en matière de gestion de la mobilité sont potentiellement très différentes d’une institution à l’autre. Dans tous les cas, l’objectif commun est d’agir pour réduire l’impact CO2 des déplacements.
Un plan de mobilité est un outil permettant de trouver des solutions aux problèmes de mobilité et de déplacement des employés de toute entité publique ou privée. À cet égard, le plan d’action pour la mobilité fait partie intégrante d’un plan de mobilité. Il est établi et suivi pour mettre en œuvre des mesures visant à encourager la mobilité durable avec des objectifs à un, trois et cinq ans. Ces mesures peuvent être de plusieurs types, en fonction des contraintes et des opportunités de chaque organisation. Dans tous les cas, elles doivent viser principalement à réduire l’utilisation de la voiture individuelle.
Ressources
Plusieurs ressources sont disponibles pour aider les institutions à mesurer les indicateurs clés et à mettre en œuvre ou améliorer leur plan d’action pour la mobilité
Sondage 2050Today de mobilité et d’alimentation pour le personnel des institutions
Il s’agit d’une enquête de mobilité très courte. Les réponses obtenues permettent d’établir les parts modales, les émissions de CO2 et les km parcourus pour les déplacements domicile-travail et/ou professionnels. Cette enquête est complétée par un questionnaire très court sur les habitudes alimentaires à la pause de midi.
Formation à la mobilité (en groupe)
La formation dure 4 heures (2 sessions de 2 heures) et permet de mettre en évidence et de détailler les actions et mesures qui peuvent être mises en œuvre pour réduire efficacement la part modale de la « voiture solo ». (contacter 2050Today)
Bilan de mobilité
Le check-up mobilité vous permet d’établir l’état actuel de la gestion de la mobilité de votre organisation et de comparer votre plan d’action actuel avec les meilleures pratiques en vigueur. (contacter 2050Today)
Afin d’assurer une mise en œuvre réussie des mesures proposées, il est important de rassembler les ressources nécessaires pour maintenir un plan d’action cohérent, adapté et évolutif dans le temps. En outre, il est nécessaire que le projet fasse l’objet d’un suivi régulier, que tous les acteurs soient impliqués et que les ressources humaines et financières soient suffisantes pour les mesures prises.
En somme, il s’agit de savoir gérer le changement en utilisant des outils appropriés (enquêtes, groupes de travail, etc.).
Pour être significatif, il est essentiel d’établir un suivi annuel en rendant compte de toutes les actions et changements qui ont été mis en œuvre au cours de la période correspondante dans le cadre de l’engagement pris par chaque organisation. Cela permet de formaliser la démarche auprès des salariés et de la pérenniser indépendamment des changements de personnel. Ces efforts doivent également permettre de sensibiliser l’ensemble des parties prenantes.
Indicateurs clés pour la mobilité
Pour suivre les indicateurs clés, les informations suivantes devraient être obtenues à intervalles réguliers pour tous les utilisateurs
Trajets domicile-travail des employés
Déplacements professionnels des employés
Déplacements des participants aux réunions internationales
Le traitement analytique de ces données permet d’approcher les émissions réelles de CO2 de chaque individu et, par extrapolation, de chaque institution et de l’ensemble de la communauté. La mesure de l’impact CO2 de la mobilité est essentiellement liée au suivi de trois indicateurs clés : la répartition modale, les kilomètres parcourus par chaque mode et les émissions de CO2 associées. Pour assurer la continuité et l’efficacité, l’évaluation devrait avoir lieu au moins une fois par an.
La mesure des émissions de CO2 permet de contrôle, améliorer l’impact environnemental des déplacements et assurer un suivi fiable de l’impact de la mobilité sur les émissions de gaz à effet de serre.
Changer les habitudes et les comportements prend du temps. Aussi, dans le cadre d’un plan d’action mobilité visant à inciter les salariés à se rendre sur leur lieu de travail autrement qu’en voiture individuelle, il est essentiel de procéder par étapes : sensibiliser, communiquer sur les alternatives possibles, les faire tester avant d’envisager un changement de mode de transport. La communication est donc un élément fondamental et transversal, qui permet de :
Entre les émissions de référence de 2016-2019 et 2021-2024, le Comité International Olympique (CIO) a réduit son empreinte carbone mobilité de 30 %, une étape intermédiaire vers son objectif de réduction de 50 % d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, le CIO a fixé des budgets carbone concernant la mobilité pour chaque département. En 2025, le CIO a remporté le prix 2050Today « bas carbone » pour cette avancée.
Cet outil propose des actions correspondant aux objectifs du secteur de la mobilité de la Charte 2050Today comme référence pour la définition d’un plan d’action
Sur la base d’une évaluation initiale, chaque institution est invitée à adopter ses propres actions et à développer et mettre en œuvre son plan d’action afin d’atteindre ses propres objectifs d’ici les années 1, 3 et 5.
Les objectifs et actions proposés sont des exemples non exhaustifs et sont énumérés en fonction de la priorité de l’indicateur d’impact et des objectifs suggérés :
Niveau 1 : Priorité maximale
Niveau 2 : Très important
Niveau 3 : Recommandé
Le périmètre de l’inventaire 2050Today est fixé à l’achat d’électricité du réseau (en kWh) directement par l’institution ou par l’intermédiaire de l’entité qui gère l’installation. Si l’électricité est produite (par des panneaux solaires photovoltaïques par exemple) et consommée sur place, elle est également prise en compte dans l’inventaire. Toutes les émissions provenant de l’électricité achetée et consommée par l’institution appartiennent au Scope 2. Parmi l’électricité produite et consommée sur place, les émissions provenant de l’installation de production combinée de chaleur et d’électricité, du pétrole et du gaz naturel font partie du Scope 1.
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La méthode basée sur la localisation est calculée à l’aide de l’outil d’évaluation Horocarbon UNIGE pour mesurer le facteur d’émission moyen du réseau pour Genève.
Nous avons ensuite classé l’électricité achetée au réseau en fonction de sa source. Pour l’électricité achetée à SIG, il s’agit de différents types de produits comme Electricité Vitale Bleu ou Electricité Vitale Soleil. Il peut également y avoir une part d’électricité provenant du charbon, du pétrole, du solaire ou de l’éolien. Dans cet inventaire, les institutions peuvent remplir le tableau correspondant avec des données basées sur la source de production de l’électricité qu’elles ont achetée.
La méthodologie de l’empreinte carbone de 2050Today ne prend en compte que la méthode basée sur la localisation ou, en d’autres termes, les émissions de l’électricité du réseau. Les données spécifiques aux produits peuvent être fournies par le biais du formulaire de saisie des données à des fins d’information et référencées en conséquence, mais elles ne sont pas prises en compte dans les calculs de GES.
Pour cette catégorie, la quantité de la source d’énergie consommée pour chauffer et/ou refroidir le bâtiment de l’institution est incluse (par exemple, litres de mazout, m3 de gaz naturel, kWh d’électricité). Si l’institution bénéficie du système GeniLac, elle peut indiquer la quantité totale d’eau utilisée par le système au cours de l’année.
Si une institution achète des services de chauffage ou de refroidissement à partir d’un chauffage urbain ou d’un produit SIG, cette partie des émissions appartiendrait au champ d’application 2. Si une institution produit du chauffage ou de la climatisation sur place à partir de sources d’énergie comme le gaz naturel ou le pétrole, cette partie des émissions appartiendrait au champ d’application 1. Nous avons également classé le chauffage et le refroidissement en fonction de leur source, afin que les institutions puissent remplir le tableau correspondant avec des données basées sur la source de production.
Le périmètre de refroidissement comprend également l’utilisation de réfrigérants pour la climatisation. Si les réfrigérants, qui font partie des gaz à effet de serre, fuient ou sont libérés directement dans l’atmosphère, cette partie des émissions fait partie du Scope 1. Si l’on considère la chaîne de valeur de la production de réfrigérants, elle fait partie du Scope 3.
Le périmètre de l’inventaire 2050Today est fixé à la consommation d’eau de l’institution. La méthode requiert la collecte de données sur l’eau en m3 ou en litres. Les émissions liées à la consommation d’eau font partie du Scope 3.
Le paramètre de ce secteur est défini par une liste de nouveaux équipements de bureau, de nouveaux équipements de mobilité (véhicules) et de matériaux de construction. Les indicateurs énumérés font partie des émissions de GES du champ d’application 3, catégorie 1 (Biens et services achetés) avec une limite « du berceau à la porte » ou « en amont » (extraction, production et transport des biens achetés ou acquis par l’institution déclarante au cours de l’année).
Pour calculer les émissions des biens et services achetés, 2050Aujourd’hui utilise la méthode des données moyennes, c’est-à-dire qu’elle estime les émissions des biens et services en recueillant des données sur la masse (par exemple, les kilogrammes ou les livres), ou d’autres unités pertinentes de biens ou services achetés, et en les multipliant par les facteurs d’émission secondaires pertinents (par exemple, la moyenne de l’industrie) (par exemple, les émissions moyennes par unité de bien ou de service).
Le périmètre de l’inventaire des déchets 2050Aujourd’hui est fixé à la production de déchets provenant des installations et des opérations internes de l’institution au cours de l’année déclarée. Seul le traitement des déchets dans les installations détenues ou exploitées par des tiers est inclus dans le champ d’application 3. La méthode exige la collecte de données sur les quantités de déchets par type de déchets (par exemple, papier, PET, métal, biodégradable) et par type de traitement et d’élimination (recyclé/réutilisé et non recyclé). L’inventaire des déchets fait partie des émissions du champ d’application 3, catégorie 5 (déchets générés dans le cadre des opérations). Le traitement des déchets générés dans le cadre des opérations est classé dans une catégorie du champ d’application 3 en amont, car les services de gestion des déchets sont achetés par l’institution déclarante.
Le périmètre de l’inventaire 2050Aujourd’hui est fixé à l’achat d’électricité du réseau (en kWh) directement par l’institution ou par l’intermédiaire de l’entité qui gère l’installation. Si l’électricité est produite (par des panneaux solaires photovoltaïques par exemple) et consommée sur place, elle est également prise en compte dans l’inventaire. Toutes les émissions provenant de l’électricité du réseau achetée et consommée par l’institution font partie du champ d’application 2. Parmi l’électricité produite et consommée sur place, les émissions provenant des installations de production combinée de chaleur et d’électricité, du pétrole et du gaz naturel font partie du champ d’application 1.
Selon le GHG Protocol, si une institution peut obtenir des données spécifiques à un produit sous la forme de garanties d’origine, de certificats, de contrats ou d’autres instruments contractuels, elle déclarera deux totaux de champ 2 pour l’inventaire global des GES : l’un basé sur le marché et l’autre basé sur l’emplacement. Afin de refléter le plus fidèlement possible la réalité physique des émissions de GES, 2050Aujourd’hui rapporte les émissions basées sur la localisation.
La méthode basée sur la localisation est calculée à l’aide de l’outil d’évaluation Horocarbon UNIGE pour mesurer le facteur d’émission moyen du réseau pour Genève.
Nous avons ensuite catégorisé l’électricité achetée au réseau en fonction de sa source. Pour l’électricité achetée à SIG, elle comprend différents types de produits tels que Electricité Vitale Bleu ou Electricité Vitale Soleil. Il peut également y avoir une part d’électricité provenant du charbon, du pétrole, du solaire ou de l’éolien. Dans cet inventaire, les institutions peuvent remplir le tableau correspondant avec des données basées sur la source de production de l’électricité qu’elles ont achetée.
La méthodologie de l’empreinte carbone de 2050Aujourd’hui ne prend en compte que la méthode basée sur la localisation, ou en d’autres termes les émissions de l’électricité du réseau. Les données spécifiques aux produits peuvent être fournies par le biais du formulaire de saisie des données à des fins d’information et référencées en conséquence, mais elles ne sont pas prises en compte dans les calculs de GES.
Pour cette catégorie, la quantité de la source d’énergie consommée pour chauffer et/ou refroidir le bâtiment de l’institution est incluse (par exemple, litres de mazout, m3 de gaz naturel, kWh d’électricité). Si l’institution bénéficie du système GeniLac, elle peut indiquer la quantité totale d’eau utilisée par le système au cours de l’année.
Si une institution achète des services de chauffage ou de refroidissement auprès d’un chauffage urbain ou d’un produit SIG, cette partie des émissions appartiendrait au champ d’application 2. Si une institution produit du chauffage ou de la climatisation sur site à partir de sources d’énergie telles que le gaz naturel ou le pétrole, cette partie des émissions appartiendrait au champ d’application 1. Nous avons également catégorisé le chauffage et le refroidissement en fonction de leur source, afin que les institutions puissent remplir le tableau correspondant avec des données basées sur la source de production.
Le périmètre de refroidissement comprend également l’utilisation de réfrigérants pour la climatisation. Si les réfrigérants, qui font partie des GES, fuient ou sont libérés directement dans l’atmosphère, cette partie des émissions fait partie du champ d’application 1. Si l’on considère la chaîne de valeur de la production de réfrigérants, elle appartient au champ d’application 3.
Le périmètre de l’inventaire 2050Aujourd’hui est fixé à la consommation d’eau par l’institution. La méthode nécessite la collecte de données sur l’eau en m3 ou en litres. Les émissions liées à la consommation d’eau appartiennent au champ d’application 3.
Ce secteur comprend des indicateurs sur la consommation d’aliments et de boissons offerts par l’institution. Il comprend la nourriture et les boissons servies à la cafétéria de l’institution et/ou lors d’événements internes. Ces indicateurs font également partie des émissions du champ d’application 3, catégorie 1 avec une limite » du berceau à la porte « . La consommation alimentaire individuelle des employés pendant les heures de travail est également mesurée.
Dans ce secteur, 2050Aujourd’hui utilise également la méthode des données moyennes.
Le secteur de la mobilité est divisé en deux catégories en fonction de la propriété des véhicules. Les émissions provenant du transport dans des véhicules possédés ou loués par l’institution sont comptabilisées dans le champ d’application 1 (pour la consommation de carburant) ou le champ d’application 2 (pour la consommation d’électricité), tandis que les émissions provenant du transport dans des véhicules non contrôlés par l’institution (par exemple, les voyages d’affaires des employés et les déplacements domicile-travail des employés) font partie des émissions de GES du champ d’application 3. L’institution doit être particulièrement prudente si elle possède des véhicules électriques afin d’éviter un double comptage des émissions de GES (la consommation d’électricité des véhicules électriques pourrait être déjà incluse dans la consommation d’électricité du bâtiment).
Les données sur les trajets domicile-travail des employés sont collectées au moyen d’un questionnaire flash en ligne envoyé directement aux employés des institutions. Les données de cette section font partie des émissions de GES du champ 3, catégorie 7 (déplacements domicile-travail des employés). Ces données anonymes sont traitées directement par 2050Aujourd’hui et seront rapportées dans le calcul de l’empreinte carbone globale des institutions.
Un résumé de la flotte de véhicules est demandé, et la méthode requiert la collecte de données sur les distances parcourues (km) ou sur la consommation de carburant (kWh d’électricité ou litres d’essence, de diesel, de gaz naturel ou de biocarburant) par type de véhicule.
Les données relatives aux déplacements professionnels et aux déplacements domicile-travail des employés sont collectées à des fins de déclaration. Les données de cette section font partie des émissions de GES du champ d’application 3, catégorie 6 (déplacements professionnels). Les données sur la mobilité terrestre, tout comme les données sur les véhicules appartenant à l’institution, sont collectées pour les distances parcourues (km) ou pour la consommation de carburant (kWh d’électricité ou litres d’essence, de diesel, de gaz naturel ou de biocarburant) par type de véhicule. Pour la mobilité aérienne, la méthode exige que l’institution partage des informations sur les distances parcourues (km cumulés) et/ou les émissions de GES associées (tCO2-eq.). La part des vols compensés peut également être insérée dans le formulaire.
Pour les vols, 2050Aujourd’hui utilise les facteurs de Mobitool version 3.0 pour estimer les émissions de GES. Le calcul est basé sur la méthode Atmosfair qui inclut les références et la méthode de l’OACI. Outre les émissions de CO2 pures, il existe également des émissions non CO2 pour les vols, qui sont également enregistrées, calculées et rapportées avec leur impact sur le climat selon la méthode Atmosfair. Cette méthode utilise les dernières connaissances de la science du climat selon le GIEC et la littérature évaluée par les pairs.
Le nombre de nuits d’hôtel des employés dans le cadre d’un voyage d’affaires est inclus dans le périmètre Mobilité. Cette partie des émissions appartient au champ d’application 3.