Les membres 2050Aujourd’hui

OMPI – Organisation mondiale pour la propriété intellectuelle

Contribution à l'action climatique

L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) est l’instance mondiale chargée des politiques, des services, de l’information et de la coopération en matière de propriété intellectuelle. En tant qu’agence spécialisée des Nations Unies, l’OMPI aide ses 193 États membres à élaborer un cadre juridique international équilibré en matière de propriété intellectuelle afin de répondre aux besoins évolutifs de la société. Elle fournit des services aux entreprises dans plusieurs pays pour obtenir des droits de propriété intellectuelle ou résoudre des litiges. Elle offre des programmes pour aider les pays en développement à tirer le meilleur parti de l’utilisation de la propriété intellectuelle. Elle offre un accès gratuit à des banques de connaissance uniques sur la propriété intellectuelle.

 

Alignement sur la stratégie de gestion de la durabilité du système des Nations Unies, 2020-2030

Le projet de neutralité carbone de l’OMPI a été lancé en février 2009, parallèlement au premier inventaire annuel des Gaz à Effet de Serre (GES). L’OMPI assure sa neutralité est
climatique depuis 2014.
En décembre 2022, l’OMPI a publié sa politique de haut niveau en matière de responsabilité environnementale. Cette politique définit les engagements environnementaux de l’organisation et comprend les objectifs et les principes, ainsi que le cadre de mise en œuvre pour soutenir les progrès et atteindre les résultats attendus à tous les niveaux de l’organisation. L’OMPI met en œuvre un système de Management environnementale (SME) pour atteindre ses objectifs de durabilité environnementale, conformément à la stratégie de gestion de la durabilité du système des Nations Unies 2020-2030 et aux exigences de la norme internationale ISO14001.

Actions thématiques

Alimentation

Les services de restauration sur le Campus de l’OMPI sont assurés par une société extérieure qui s’engage, dans le cadre de son contrat, à mettre en place diverses mesures en faveur de la durabilité telles que : fournir chaque jour des repas végétariens, privilégier les produits de saison l’agriculture biologique ainsi que la provenance local des aliments. Afin de limiter le gaspillage alimentaire, la société propose, aux collaborateurs de l’OMPI, les plats du jours invendus à un tarif réduit.

Biodiversité

Le campus de l’OMPI compte plus de 1800 m2 de toitures végétalisés, répartis sur plusieurs bâtiments. De nouvelles plantations et semis ont été réalisés sur les toits à l’automne 2022, tant pour des raisons de biodiversité que des raisons techniques. L’objectif était de fournir une plus grande diversité floristique et de favoriser la présence de petites espèces animales (oiseaux, insectes) grâce à l’ajout de bandes minérales et de petites abris formées grâces à des bûchettes en bois.
Le parc de l’OMPI abrite 18 chênes centenaires, qui sont surveillés de près. En cas de besoin, l’élagage ou tout autre traitement est effectué selon la définition spécifique de nos prestataires et de la Direction Générale de l’Agriculture et de la Nature (DGAN) de la République et du Canton de Genève.
L’OMPI intègre des outils et des méthodes de jardinage plus écologiques. Depuis 2020, seuls les souffleurs de feuilles, débroussailleuses et taille-haies 100 % électriques sont utilisés. Les produits phytosanitaires conventionnels sont de plus en plus remplacés par des méthodes plus naturelles, comme l’introduction de coccinelles pour prévenir le développement de parasites sur les plantes dans les jardins intérieurs.

Énergie

En ce qui concerne l’énergie, l’OMPI est connectée au système innovant et renouvelable utilisant l’eau du lac Léman (GeniLac) pour le rafraichissement de tous les bâtiments de son siège de Genève. En outre, le siège de l’OMPI est alimenté à 100 % par des énergies renouvelables certifiées depuis 2015.
Plusieurs initiatives ont été mises en œuvre pour réduire la consommation d’énergie des bâtiments (par exemple : remplacement des anciennes technologies d’éclairage par des systèmes LED, mise en place de détecteurs de mouvement). La quasi-totalité du siège de l’OMPI est aujourd’hui équipé par des éclairages LED ou le sera prochainement.
En outre, les façades de l’un des grands bâtiments du campus de l’OMPI ont fait l’objet d’une rénovation majeure ainsi que le système de refroidissement associé (2018-2019) ce qui réduit les déperditions d’énergie et réduit par conséquent les consommations.
Malgré l’augmentation de l’occupation des bâtiments en 2023 (augmentation du nombre de jours de travail sur site pour les employés de l’OMPI), la consommation d’électricité et de gaz a été réduite respectivement de 9 % et de 23 % en 2023, par rapport à 2021.

Gestion des déchets

L’OMPI s’efforce de réduire la quantité de déchets envoyés aux usines d’incinération en combinant plusieurs mesures comme la réduction à la source des déchets ainsi que la réutilisation ou le recyclage.
Afin de réduire la consommation de contenants jetables dans la cafétéria, l’OMPI a instauré, depuis 2019, un partenariat avec la société en charge de l’exploitation de la cafétéria, afin de mettre à disposition des employés des contenants réutilisables et écologique écologiques pour les repas à emporter. Le papier et les déchets électroniques dans les bureaux, ainsi que le plastique, le métal et le verre dans la cafétéria, sont triés pour être réutilisés ou recyclés. En outre, L’OMPI mène une étude sur la gestion des déchets afin d’améliorer et d’accroître le tri des déchets de l’ensemble de son siège de Genève. Cela sera mis en œuvre en 2025.

Mobilité

L’OMPI a publié une nouvelle politique sur les voyages en 2023, avec plusieurs éléments qui continuent à avoir un impact positif sur les efforts de durabilité, en particulier l’ODD 13_ « Action pour le climat ». Étant donné que le secteur du transport aérien est fort émetteur d’émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre, les voyages officiels restent toujours limités aux déplacements « importants» et doivent être effectués avec l’itinéraire et le mode de transport les plus directs et le plus économique. Cela signifie que de nombreux vols de correspondance sont évités et que la route la plus directe est privilégiée. De nombreuses catégories de voyageurs tiers ont le droit de voyager uniquement en classe économique, où il y a moins d’émissions de GES par passager. En outre, les voyages en train sont fortement encouragés en tant qu’alternative aux voyages en avion de Genève vers des destinations européennes ou dans d’autres circonstances où les voyages en train peuvent réduire l’empreinte carbone.
L’OMPI encourage la mobilité douce pour les trajets domicile-travail des employés grâce notamment à plusieurs mesures incitatives récurrentes ; depuis 2013, l’OMPI met à organise des stands de réparation de vélos (plus de 100 vélos sont ainsi vérifiés et réparés chaque année). Plus de 100 places pour garer des vélos ainsi que trois stations de pompage de vélos sont disponibles depuis 2018 sur le campus de l’OMPI.

Numérique responsable

En 2024, l’OMPI lance une évaluation de l’impact environnemental liées aux activités numériques de l’OMPI. Cela permettra d’évaluer le niveau de maturité de l’organisation en matière de Technologies de l’Information, d’identifier les axes de progrès et de créer une base de référence pour mesurer les progrès chaque année.

Empreinte carbone et émissions par champ d'application

La méthodologie de mesure des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 2050Aujourd’hui suit le Protocole des GES. Ce protocole fournit aux organisations des normes et des orientations pour mesurer et gérer les émissions responsables du réchauffement climatique. Il a été créé en 1998 dans le cadre d’un partenariat entre le World Resources Institute (WRI) et le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (World Business Council for Sustainable Development, WBCSD).

Selon le Protocole des GES, la répartition des émissions se fait par champs d’application :

Le champ d’application 1 (scope 1) représente les émissions directes liées à la consommation de combustibles fossiles.

Le champ d’application 2 (scope 2) représente les émissions indirectes liées à la production d’électricité, de vapeur, de chauffage et de refroidissement achetés et consommés par l’entreprise déclarante.

Le champ d’application 3 (scope 3) comprend toutes les autres émissions indirectes qui se produisent dans la chaîne de valeur d’une entreprise (c’est-à-dire les biens ou services achetés, les voyages d’affaires, les déplacements des employés).

L’empreinte carbone de 2050Aujourd’hui prend en compte les émissions déclarées générées par les activités de l’institution sur une année et est divisée par catégories :

Énergie et eau

Elle prend en compte la quantité d’électricité consommée, produite et achetée par l’institution. L’énergie consommée pour chauffer et/ou refroidir les bâtiments de l’institution et l’eau consommée sont également incluses.

Mobilité

Elle prend en compte les voyages d’affaires et les déplacements domicile-travail (sur la base d’une enquête).

Alimentation

L’impact CO2 de l’alimentation comprend la restauration de l’institution et la consommation individuelle (sur la base d’une enquête) pendant les heures de travail.

Biens achetés

Le périmètre des biens achetés est fixé à une liste de nouveaux équipements de bureau, de nouveaux équipements de mobilité (véhicules) et de matériaux de construction.

Déchets

Le périmètre de l’inventaire des déchets est fixé à la production de déchets provenant des installations et des opérations internes de l’institution.
Il convient de noter que les données collectées par les membres de 2050Today pour chaque empreinte carbone ne sont pas encore totalement standardisées et pourraient ne pas être entièrement complètes. La collecte des données est progressivement harmonisée et améliorée. Par conséquent, les comparaisons directes entre les tCO2 / employé parmi les institutions – que ce soit en général ou par secteur – ne sont pas encore possibles ni pertinentes. Afin de garantir la fiabilité, la précision et la mise à jour régulière de l’évaluation de l’empreinte carbone, 2050Aujourd’hui est conseillé par un comité scientifique international de l’empreinte carbone.

Empreinte carbone