En mettant en œuvre son plan d’action climatique, l’EPFL vise à réduire ses émissions globales de gaz à effet de serre (par rapport aux niveaux de 2006 et 2019) de 40 %
Nombre d’actions menées à bien en 2024 et à mettre en œuvre d’ici 2030 : voir Énergie et bâtiments
Nombre d’actions menées à bien en 2024 et à mettre en œuvre d’ici 2030 : voir la rubrique « Services de restauration »
Nombre d’actions menées à bien en 2024 et à mettre en œuvre d’ici 2030 : voir « Déplacements académiques»
Nombre d’actions menées à bien en 2024 et à mettre en œuvre d’ici 2030 : Déplacements domicile-travail
Nombre d’actions menées à bien en 2024 et à mettre en œuvre d’ici 2030 : voir la section « Achats et gestion des déchets »
Nombre d’actions menées à bien en 2024 et à mettre en œuvre d’ici 2030 : voir « Systèmes informatiques durables »
L’EPFL s’est engagée à respecter les exigences climatiques du gouvernement suisse, qui visent à réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre liées à l’énergie (par rapport aux niveaux de 2006) d’ici 2030 et à atteindre la neutralité carbone en compensant ces émissions (à partir de 2020). Elle vise en outre à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, que la Suisse a ratifié en 2017.
L’EPFL vise la neutralité carbone d’ici 2040. Atteindre la neutralité carbone signifie retirer de l’atmosphère une quantité de carbone équivalente à celle émise par ses activités. L’EPFL a mis en place plusieurs initiatives visant à développer des technologies de capture, d’utilisation et de stockage du carbone, parmi lesquelles l’initiative Solutions4Sustainability et de nombreux projets de recherche menés dans ses laboratoires. L’école entend servir de laboratoire vivant pour tester les systèmes les plus prometteurs. Pour atteindre la neutralité carbone, l’EPFL collaborera avec d’autres organisations du domaine des EPF dans le cadre des initiatives Swiss Center of Excellence on Net-Zero Emissions (SCENE) et Speed2Zero. Les nouvelles technologies ne suffisant pas à elles seules à permettre à l’EPFL d’atteindre la neutralité carbone, la priorité absolue reste la réduction des émissions de carbone.
Les points mentionnés ci-dessous constituent les grandes lignes de l’action climatique de l’EPFL. Pour plus de détails sur les politiques, les objectifs et les réalisations, veuillez consulter le rapport complet intitulé « Stratégie de l’EPFL en matière de climat et de développement durable ».
Le campus de Lausanne (bâtiments, allées, circulation, intégration de sculptures, aménagement paysager) a été conçu dans les années 70 comme un « Gesamtkunstwerk » (œuvre d’art totale), c’est-à-dire à la manière d’un paysage conçu comme un microcosme autonome. Cependant, à mesure que de nouveaux bâtiments ont été construits pour répondre à l’expansion du campus, la proportion de surfaces minéralisées a augmenté au détriment des surfaces perméables et végétalisées.
Un plan directeur consacré à la mobilité et aux espaces publics est actuellement en cours d’élaboration, dans le but de créer un campus plus inclusif, accessible et durable. Il visera à intégrer les espaces publics non aménagés dans les plans relatifs aux grands projets de construction, à la densification et à la rénovation des infrastructures, avec pour ambition de créer des espaces extérieurs plus accueillants, plus paisibles et mieux adaptés au changement climatique.
Réalisations de 2022
En 1978, à la suite de la première crise pétrolière, l’EPFL a pris la décision visionnaire d’installer sur le campus de Lausanne une centrale qui puise son énergie thermique dans le lac Léman. La centrale a ensuite été rénovée, de sorte qu’en 2022, le campus était entièrement indépendant du pétrole. Aujourd’hui, on estime que 54 % de l’énergie consommée provient du lac Léman, 6 % du gaz naturel et 40 % de l’électricité. Environ la moitié de l’électricité provient de sources renouvelables en Suisse. Cependant, le campus émet encore plus de 16 000 tonnes d’équivalent CO2 par an, ce qui représente environ un tiers de l’empreinte carbone mesurée. Cela s’explique par l’impact significatif en CO2 de l’importation d’électricité produite à partir de combustibles fossiles en Suisse pendant l’hiver.
Réalisations de 2022
La communauté de l’EPFL compte actuellement environ 16 000 personnes, et la nourriture qu’elles consomment sur le campus représente environ 13 % des émissions totales de carbone (> 6 000 tonnes d’équivalent CO₂ en 2019). La moitié de ces émissions provient des produits carnés, alors que ceux-ci représentent moins de 15 % des achats alimentaires globaux. L’EPFL a lancé en 2019 une stratégie ambitieuse en matière de restauration durable qui vise à transformer radicalement la consommation alimentaire sur le campus, en mettant l’accent sur des repas préparés à partir de produits frais, locaux et de saison, ainsi que sur des plats savoureux, équilibrés sur le plan nutritionnel, abordables (en particulier pour les étudiants) et ayant tous un impact environnemental aussi faible que possible.
2022 Achievements
La mobilité, principale source d’émissions de CO₂ en 2022 (avec 38 % provenant des déplacements liés aux études et 12 % des trajets domicile-travail), a été identifiée comme une priorité pour réduire l’empreinte environnementale de l’EPFL.
Voyages académiques
Rencontrer des pairs et participer à des événements internationaux est un élément essentiel du processus de recherche. Cela permet aux scientifiques de partager leurs idées, de se constituer des réseaux professionnels et d’accroître leur visibilité. De même, les étudiants peuvent bénéficier de programmes d’échange, de voyages d’étude et de stages à l’étranger. Pourtant, les déplacements universitaires constituent la principale source d’émissions de gaz à effet de serre de l’EPFL, générant l’équivalent d’environ 16 600 tonnes de CO2-eq avec plus de 20 000 vols effectués en 2019.
La stratégie de l’EPFL en matière de climat et de développement durable vise à réduire d’au moins 30 % les émissions de carbone liées aux déplacements professionnels d’ici 2030 (par rapport à 2019), grâce à : 1) une révision de la politique de l’EPFL en matière de déplacements, 2) l’encouragement à une réduction volontaire des déplacements en avion et 3) l’amélioration des infrastructures de visioconférence.
Réalisations 2022-2023
Une nouvelle politique relative aux voyages d’affaires et aux déplacements des étudiants est entrée en vigueur en janvier 2023. Elle comprend notamment :
La mise en œuvre de ces recommandations en matière de déplacements a été accompagnée d’une campagne de sensibilisation sur l’impact climatique des voyages en avion.
Déplacements pendulaires
Depuis 2003, l’EPFL mène des enquêtes sur la mobilité auprès de ses étudiants et de ses collaborateurs afin de comprendre l’évolution des habitudes de déplacement, de planifier les infrastructures de transport et de calculer l’impact environnemental des trajets domicile-travail. Entre 2003 et 2021, et suite à la mise en place du Plan de mobilité de l’EPFL, les résultats ont révélé une profonde transformation des comportements de mobilité, avec notamment : 1) une augmentation exponentielle de la part de la marche (de 4 % à 16 %) et du vélo (de 13 % à 26 %), tant chez les étudiants que chez le personnel, 2) une forte réduction de l’utilisation des transports motorisés individuels (de 34 % à 18 %), en particulier chez le personnel.
Réalisations 2022-2023
Des études exploratoires ont été menées sur divers thèmes liés aux déplacements domicile-travail, tels que :
En tant qu’école d’ingénieurs, l’EPFL est particulièrement attentive à l’impact environnemental de ses systèmes informatiques. Cet impact résulte non seulement des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de l’utilisation de ressources naturelles telles que l’énergie, l’eau et les minéraux de terres rares. Environ 10 % de l’empreinte carbone de l’EPFL en 2019 provenait de la fabrication d’équipements informatiques, notamment d’ordinateurs, d’écrans et de tablettes, tandis que 4 % supplémentaires (soit 6 800 tonnes d’équivalent CO₂) provenaient de la consommation d’électricité liée à l’informatique. Consciente de ses besoins numériques sans cesse croissants, tant pour l’enseignement que pour la recherche, l’EPFL s’engage à mettre en œuvre une stratégie informatique durable exemplaire.
Réalisations de 2022
La politique d’achat de l’EPFL s’inscrira dans une approche globale, fondée sur l’économie circulaire, qui passe par la remise en question des besoins, l’allongement de la durée de vie des équipements et la valorisation des déchets. L’EPFL estime actuellement que l’ajout des produits et services achetés aux émissions de carbone mesurées (à l’exclusion des émissions liées à l’informatique, à l’alimentation et aux déplacements, qui sont déjà prises en compte) doublerait son empreinte carbone. Les critères d’achat – qu’il s’agisse de sélectionner des fournisseurs ou des produits et services spécifiques – intégreront systématiquement des facteurs sociaux, environnementaux et économiques et prendront en compte l’ensemble du cycle de vie du produit ou du service en question. Cela implique de nouer des partenariats avec des fournisseurs qui partagent la vision de l’EPFL, afin de guider la communauté vers des pratiques durables.
Réalisations de 2022
La méthodologie de mesure des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 2050Aujourd’hui suit le Protocole des GES. Ce protocole fournit aux organisations des normes et des orientations pour mesurer et gérer les émissions responsables du réchauffement climatique. Il a été créé en 1998 dans le cadre d’un partenariat entre le World Resources Institute (WRI) et le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (World Business Council for Sustainable Development, WBCSD).
Selon le Protocole des GES, la répartition des émissions se fait par champs d’application :
Le champ d’application 1 (scope 1) représente les émissions directes liées à la consommation de combustibles fossiles.
Le champ d’application 2 (scope 2) représente les émissions indirectes liées à la production d’électricité, de vapeur, de chauffage et de refroidissement achetés et consommés par l’entreprise déclarante.
Le champ d’application 3 (scope 3) comprend toutes les autres émissions indirectes qui se produisent dans la chaîne de valeur d’une entreprise (c’est-à-dire les biens ou services achetés, les voyages d’affaires, les déplacements des employés).
L’empreinte carbone de 2050Aujourd’hui prend en compte les émissions déclarées générées par les activités de l’institution sur une année et est divisée par catégories :
Energie et eau
Elle prend en compte la quantité d’électricité consommée, produite et achetée par l’institution. L’énergie consommée pour chauffer et/ou refroidir les bâtiments de l’institution et l’eau consommée sont également incluses.
Mobilité
Elle prend en compte les voyages d’affaires et les déplacements domicile-travail (sur la base d’une enquête).
Alimentation
L’impact CO2 de l’alimentation comprend la restauration de l’institution et la consommation individuelle (sur la base d’une enquête) pendant les heures de travail.
Biens achetés
Le périmètre des biens achetés est fixé à une liste de nouveaux équipements de bureau, de nouveaux équipements de mobilité (véhicules) et de matériaux de construction.
Déchets
Le périmètre de l’inventaire des déchets est fixé à la production de déchets provenant des installations et des opérations internes de l’institution.
Il convient de noter que les données collectées par les membres de 2050Today pour chaque empreinte carbone ne sont pas encore totalement standardisées et pourraient ne pas être entièrement complètes. La collecte des données est progressivement harmonisée et améliorée. Par conséquent, les comparaisons directes entre les tCO2 / employé parmi les institutions – que ce soit en général ou par secteur – ne sont pas encore possibles ni pertinentes.
Afin de garantir la fiabilité, la précision et la mise à jour régulière de l’évaluation de l’empreinte carbone, 2050Aujourd’hui est conseillé par un comité scientifique international de l’empreinte carbone.
Le périmètre de l’inventaire 2050Today est fixé à l’achat d’électricité du réseau (en kWh) directement par l’institution ou par l’intermédiaire de l’entité qui gère l’installation. Si l’électricité est produite (par des panneaux solaires photovoltaïques par exemple) et consommée sur place, elle est également prise en compte dans l’inventaire. Toutes les émissions provenant de l’électricité achetée et consommée par l’institution appartiennent au Scope 2. Parmi l’électricité produite et consommée sur place, les émissions provenant de l’installation de production combinée de chaleur et d’électricité, du pétrole et du gaz naturel font partie du Scope 1.
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La méthode basée sur la localisation est calculée à l’aide de l’outil d’évaluation Horocarbon UNIGE pour mesurer le facteur d’émission moyen du réseau pour Genève.
Nous avons ensuite classé l’électricité achetée au réseau en fonction de sa source. Pour l’électricité achetée à SIG, il s’agit de différents types de produits comme Electricité Vitale Bleu ou Electricité Vitale Soleil. Il peut également y avoir une part d’électricité provenant du charbon, du pétrole, du solaire ou de l’éolien. Dans cet inventaire, les institutions peuvent remplir le tableau correspondant avec des données basées sur la source de production de l’électricité qu’elles ont achetée.
La méthodologie de l’empreinte carbone de 2050Today ne prend en compte que la méthode basée sur la localisation ou, en d’autres termes, les émissions de l’électricité du réseau. Les données spécifiques aux produits peuvent être fournies par le biais du formulaire de saisie des données à des fins d’information et référencées en conséquence, mais elles ne sont pas prises en compte dans les calculs de GES.
Pour cette catégorie, la quantité de la source d’énergie consommée pour chauffer et/ou refroidir le bâtiment de l’institution est incluse (par exemple, litres de mazout, m3 de gaz naturel, kWh d’électricité). Si l’institution bénéficie du système GeniLac, elle peut indiquer la quantité totale d’eau utilisée par le système au cours de l’année.
Si une institution achète des services de chauffage ou de refroidissement à partir d’un chauffage urbain ou d’un produit SIG, cette partie des émissions appartiendrait au champ d’application 2. Si une institution produit du chauffage ou de la climatisation sur place à partir de sources d’énergie comme le gaz naturel ou le pétrole, cette partie des émissions appartiendrait au champ d’application 1. Nous avons également classé le chauffage et le refroidissement en fonction de leur source, afin que les institutions puissent remplir le tableau correspondant avec des données basées sur la source de production.
Le périmètre de refroidissement comprend également l’utilisation de réfrigérants pour la climatisation. Si les réfrigérants, qui font partie des gaz à effet de serre, fuient ou sont libérés directement dans l’atmosphère, cette partie des émissions fait partie du Scope 1. Si l’on considère la chaîne de valeur de la production de réfrigérants, elle fait partie du Scope 3.
Le périmètre de l’inventaire 2050Today est fixé à la consommation d’eau de l’institution. La méthode requiert la collecte de données sur l’eau en m3 ou en litres. Les émissions liées à la consommation d’eau font partie du Scope 3.
Le périmètre de l’inventaire 2050Aujourd’hui est fixé à l’achat d’électricité du réseau (en kWh) directement par l’institution ou par l’intermédiaire de l’entité qui gère l’installation. Si l’électricité est produite (par des panneaux solaires photovoltaïques par exemple) et consommée sur place, elle est également prise en compte dans l’inventaire. Toutes les émissions provenant de l’électricité du réseau achetée et consommée par l’institution font partie du champ d’application 2. Parmi l’électricité produite et consommée sur place, les émissions provenant des installations de production combinée de chaleur et d’électricité, du pétrole et du gaz naturel font partie du champ d’application 1.
Selon le GHG Protocol, si une institution peut obtenir des données spécifiques à un produit sous la forme de garanties d’origine, de certificats, de contrats ou d’autres instruments contractuels, elle déclarera deux totaux de champ 2 pour l’inventaire global des GES : l’un basé sur le marché et l’autre basé sur l’emplacement. Afin de refléter le plus fidèlement possible la réalité physique des émissions de GES, 2050Aujourd’hui rapporte les émissions basées sur la localisation.
La méthode basée sur la localisation est calculée à l’aide de l’outil d’évaluation Horocarbon UNIGE pour mesurer le facteur d’émission moyen du réseau pour Genève.
Nous avons ensuite catégorisé l’électricité achetée au réseau en fonction de sa source. Pour l’électricité achetée à SIG, elle comprend différents types de produits tels que Electricité Vitale Bleu ou Electricité Vitale Soleil. Il peut également y avoir une part d’électricité provenant du charbon, du pétrole, du solaire ou de l’éolien. Dans cet inventaire, les institutions peuvent remplir le tableau correspondant avec des données basées sur la source de production de l’électricité qu’elles ont achetée.
La méthodologie de l’empreinte carbone de 2050Aujourd’hui ne prend en compte que la méthode basée sur la localisation, ou en d’autres termes les émissions de l’électricité du réseau. Les données spécifiques aux produits peuvent être fournies par le biais du formulaire de saisie des données à des fins d’information et référencées en conséquence, mais elles ne sont pas prises en compte dans les calculs de GES.
Pour cette catégorie, la quantité de la source d’énergie consommée pour chauffer et/ou refroidir le bâtiment de l’institution est incluse (par exemple, litres de mazout, m3 de gaz naturel, kWh d’électricité). Si l’institution bénéficie du système GeniLac, elle peut indiquer la quantité totale d’eau utilisée par le système au cours de l’année.
Si une institution achète des services de chauffage ou de refroidissement auprès d’un chauffage urbain ou d’un produit SIG, cette partie des émissions appartiendrait au champ d’application 2. Si une institution produit du chauffage ou de la climatisation sur site à partir de sources d’énergie telles que le gaz naturel ou le pétrole, cette partie des émissions appartiendrait au champ d’application 1. Nous avons également catégorisé le chauffage et le refroidissement en fonction de leur source, afin que les institutions puissent remplir le tableau correspondant avec des données basées sur la source de production.
Le périmètre de refroidissement comprend également l’utilisation de réfrigérants pour la climatisation. Si les réfrigérants, qui font partie des GES, fuient ou sont libérés directement dans l’atmosphère, cette partie des émissions fait partie du champ d’application 1. Si l’on considère la chaîne de valeur de la production de réfrigérants, elle appartient au champ d’application 3.
Le périmètre de l’inventaire 2050Aujourd’hui est fixé à la consommation d’eau par l’institution. La méthode nécessite la collecte de données sur l’eau en m3 ou en litres. Les émissions liées à la consommation d’eau appartiennent au champ d’application 3.
Le secteur de la mobilité est divisé en deux catégories en fonction de la propriété des véhicules. Les émissions provenant du transport dans des véhicules possédés ou loués par l’institution sont comptabilisées dans le champ d’application 1 (pour la consommation de carburant) ou le champ d’application 2 (pour la consommation d’électricité), tandis que les émissions provenant du transport dans des véhicules non contrôlés par l’institution (par exemple, les voyages d’affaires des employés et les déplacements domicile-travail des employés) font partie des émissions de GES du champ d’application 3. L’institution doit être particulièrement prudente si elle possède des véhicules électriques afin d’éviter un double comptage des émissions de GES (la consommation d’électricité des véhicules électriques pourrait être déjà incluse dans la consommation d’électricité du bâtiment).
Les données sur les trajets domicile-travail des employés sont collectées au moyen d’un questionnaire flash en ligne envoyé directement aux employés des institutions. Les données de cette section font partie des émissions de GES du champ 3, catégorie 7 (déplacements domicile-travail des employés). Ces données anonymes sont traitées directement par 2050Aujourd’hui et seront rapportées dans le calcul de l’empreinte carbone globale des institutions.
Un résumé de la flotte de véhicules est demandé, et la méthode requiert la collecte de données sur les distances parcourues (km) ou sur la consommation de carburant (kWh d’électricité ou litres d’essence, de diesel, de gaz naturel ou de biocarburant) par type de véhicule.
Les données relatives aux déplacements professionnels et aux déplacements domicile-travail des employés sont collectées à des fins de déclaration. Les données de cette section font partie des émissions de GES du champ d’application 3, catégorie 6 (déplacements professionnels). Les données sur la mobilité terrestre, tout comme les données sur les véhicules appartenant à l’institution, sont collectées pour les distances parcourues (km) ou pour la consommation de carburant (kWh d’électricité ou litres d’essence, de diesel, de gaz naturel ou de biocarburant) par type de véhicule. Pour la mobilité aérienne, la méthode exige que l’institution partage des informations sur les distances parcourues (km cumulés) et/ou les émissions de GES associées (tCO2-eq.). La part des vols compensés peut également être insérée dans le formulaire.
Pour les vols, 2050Aujourd’hui utilise les facteurs de Mobitool version 3.0 pour estimer les émissions de GES. Le calcul est basé sur la méthode Atmosfair qui inclut les références et la méthode de l’OACI. Outre les émissions de CO2 pures, il existe également des émissions non CO2 pour les vols, qui sont également enregistrées, calculées et rapportées avec leur impact sur le climat selon la méthode Atmosfair. Cette méthode utilise les dernières connaissances de la science du climat selon le GIEC et la littérature évaluée par les pairs.
Le nombre de nuits d’hôtel des employés dans le cadre d’un voyage d’affaires est inclus dans le périmètre Mobilité. Cette partie des émissions appartient au champ d’application 3.
Ce secteur comprend des indicateurs sur la consommation d’aliments et de boissons offerts par l’institution. Il comprend la nourriture et les boissons servies à la cafétéria de l’institution et/ou lors d’événements internes. Ces indicateurs font également partie des émissions du champ d’application 3, catégorie 1 avec une limite » du berceau à la porte « . La consommation alimentaire individuelle des employés pendant les heures de travail est également mesurée.
Dans ce secteur, 2050Aujourd’hui utilise également la méthode des données moyennes.
Le paramètre de ce secteur est défini par une liste de nouveaux équipements de bureau, de nouveaux équipements de mobilité (véhicules) et de matériaux de construction. Les indicateurs énumérés font partie des émissions de GES du champ d’application 3, catégorie 1 (Biens et services achetés) avec une limite « du berceau à la porte » ou « en amont » (extraction, production et transport des biens achetés ou acquis par l’institution déclarante au cours de l’année).
Pour calculer les émissions des biens et services achetés, 2050Aujourd’hui utilise la méthode des données moyennes, c’est-à-dire qu’elle estime les émissions des biens et services en recueillant des données sur la masse (par exemple, les kilogrammes ou les livres), ou d’autres unités pertinentes de biens ou services achetés, et en les multipliant par les facteurs d’émission secondaires pertinents (par exemple, la moyenne de l’industrie) (par exemple, les émissions moyennes par unité de bien ou de service).
Le périmètre de l’inventaire des déchets 2050Aujourd’hui est fixé à la production de déchets provenant des installations et des opérations internes de l’institution au cours de l’année déclarée. Seul le traitement des déchets dans les installations détenues ou exploitées par des tiers est inclus dans le champ d’application 3. La méthode exige la collecte de données sur les quantités de déchets par type de déchets (par exemple, papier, PET, métal, biodégradable) et par type de traitement et d’élimination (recyclé/réutilisé et non recyclé). L’inventaire des déchets fait partie des émissions du champ d’application 3, catégorie 5 (déchets générés dans le cadre des opérations). Le traitement des déchets générés dans le cadre des opérations est classé dans une catégorie du champ d’application 3 en amont, car les services de gestion des déchets sont achetés par l’institution déclarante.